Les Jeux olympiques de Paris 2024 ont suscité une vive controverse en raison de la présence omniprésente de publicités pour le médicament Ozempic, diffusées par Radio-Canada. Ozempic, initialement conçu pour le traitement du diabète de type 2, est devenu très populaire comme coupe-faim, notamment grâce à sa promotion par des influenceurs sur les réseaux sociaux. Cette situation a soulevé des inquiétudes parmi les professionnels de la santé, qui craignent que ces publicités véhiculent des messages préjudiciables, en particulier en liant la perte de poids et la performance athlétique, ce qui pourrait renforcer des stéréotypes négatifs concernant l’image corporelle.
Certains experts, comme Benoit Arsenault, professeur à l’Université Laval, estiment que l’association entre ce médicament et un événement aussi prestigieux que les Jeux olympiques est préoccupante. Il craint que cela ne renforce l’idée que le surpoids est uniquement dû à un manque de discipline, en termes de régime et d’exercice. De plus, d’autres professionnels, comme le Dr Émile Chênevert, signalent une augmentation des demandes de prescription pour Ozempic, influencées par ces publicités.
D’un autre côté, certains voient un aspect positif à cette visibilité, soulignant que cela pourrait encourager une plus grande prise de conscience des maladies chroniques. Cependant, la décision de Radio-Canada de diffuser ces publicités, bien que légale, a surpris de nombreux observateurs, notamment en raison des implications éthiques et sociales de cette campagne
